CHARLOTTE JANKOWSKI

Charlotte JANKOWSKI
Exposition du mardi 5 janvier  au samedi 4 février 2017

Vernissage jeudi 5 janvier 2017 de 18h à 21h

Mais alors dit Alice, si le monde n’a absolument aucun sens, qui nous empêche d’en inventer un ? , Galerie Simple, Paris, 2015

Mais alors dit Alice, si le monde n’a absolument aucun sens, qui nous empêche d’en inventer un ? , Galerie Simple, Paris, 2015

Une sphère – une infinité de faces. Une vue d’ensemble – unité de points. Un vertige de rayons partant d’un coeur.
C’est ce que l’on perçoit dans le travail de  Charlotte Jankowski : densité de la vision par touches. Touches subtiles et légers aplats de couleur recouvrant, rejoignant la masse, pour contribuer à lui donner forme. De même, des radiations colorées émanent des profondeurs d’un objet élémentaire pour se retrouver en nous, au dedans de nous, comme un point de repère.
La couleur, fondue dans la masse, par trait d’union, rappelle l’affinité essentielle du volume courbes et de la lumière – la couleur se love dans l’argile comme dans un berceau familier.
Puis – résonance de lignes invisibles s’échappant  d’une rondeur immatérielle.
Lieu central, la sculpture, touchant à la sphère, définit d’emblée autour d’elle un espace – vertical, horizontal.  
Elle irradie et aimante.
Elle suppose un centre, mais sans autorité, et avec la tendresse et la légèreté d’une proposition : renouer avec l’espace intérieur et extérieur par la grâce d’un certain point, fait de terre et d’émail. Quelques mots aussi posés à même le silence, en guise de ponctuation. L’écho – en nous, malgré nous – de notre capacité à voir, à lire, à déceler un sens qui sillonne l’esprit comme un bruit mystérieux et tenace.
Cette brillance particulière de l’émail – comme une fine couche lumineuse, indique une vie propre dont nous sommes les spectateurs fragiles.
Des reflets, des accents, des lignes – montrent une direction vers autre chose que nous et qui est, aussi, nous, d’une certaine manière – aperçus dans un prisme, dans l’opacité de la lumière qui retient ses forces, ou dans les couleurs éclatantes d’une puissante harmonie.
De quel lieu ces objets viennent-ils ? De quelle météorite ? De quel espace où l’harmonie se connaît d’emblée sans effort ?  
Nous aimerions prendre dans nos mains un de ces objets pour qu’il se raconte – et nous raconte nos origines célestes. Fusion ou effusion de sens, ici, c’est une expérience irréductiblement première – pour retrouver en nous-mêmes l’évidence et l’instinct des formes simples.

Eugènie Paultre, novembre 2016

 

Le feu a son mot à dire, modelage de grès, engobes et émaux petit feu, 2016

Le feu a son mot à dire, modelage de grès, engobes et émaux petit feu, 2016

Par la force des choses , Espace Canopy, Paris, 2015 photo vue zoom (de l’installation exposition par la force des choses)

Par la force des choses , Espace Canopy, Paris, 2015 photo vue zoom (de l’installation exposition par la force des choses)

www.charlottejankowski.com