Emma BOURGIN

« N’ÊTRE MOULE »

Exposition du 25 septembre au 20 octobre 2018

Vernissage mardi 25 septembre de 18h à 21h

Emma BOURGIN - Amortir les angles (détail) 2018 craie, cire d’abeille 6x3x2cm

Emma BOURGIN – Amortir les angles (détail) – 2018 – craie, cire d’abeille – 6x3x2cm

J’ai rencontré mon matériau de prédilection, la cire d’abeille, en même temps que le bronze il y a presque 10 ans aux Beaux-Arts du Mans. Fascinée par la présence sensible de cette matière à la fois couleur, odeur, lumière, reliquat de paysage, j’en voulais au bronze de la « perdre ».

Je l’ai donc ajoutée à ma palette de matières-couleurs et c’est elle qui m’a ouvert la voie vers la liberté de la sculpture que je ne cessais d’effleurer en me souciant de l’origine et des affections des matières que j’employais pour peindre. Et de simple entremetteuse, la cire d’abeille est devenue le matériau essentiel de mon travail.

À son tour, elle rencontre des pierres, des tasseaux et autres rebuts de bois d’atelier, des sols et des murs. Ces dernières sont touchées par sa chaleur mais la cire d’abeille est entière et ne peut s’empêcher d’aimer en brûlant, au moins lors des premiers instants de la rencontre.

Baiser brûlant (détail), 2018 cuillère, cire d’abeille, rouge à lèvres 14x3x0,5cm

Baiser brûlant (détail), 2018
cuillère, cire d’abeille, rouge à lèvres 14x3x0,5cm

Son amour est sans limite et se fait peau pour attraper tout sur son passage, la poussière des pierres, les nœuds et pigments de la surface du bois, les restes de peinture d’un mur. Aussi je guette la mue. Ce précis et précieux instant où elle se laisse déshabiller sans se briser.

À force de chercher la peau du monde, j’ai rencontré la mienne. Celle qui respire en touchant ou en étant touchée et s’émeut de l’hapticité des matières.

La peau est la première interface, le premier “écran”, entre l’être que nous sommes et le monde qui nous entoure, une barrière vulnérable théâtre de tous les conflits. C’est ce qui la rend à la fois forte, de candeur, d’exploration, et fragile, de vulnérabilité, de sensibilité.

La cire d’abeille seule ou accompagnée par d’autres matériaux est devenue ma seconde peau, celle qui guérit la première, fond avant la brûlure, nourrit le bois, amortit les angles rugueux et saillants du marbre brisé, donne corps et odeur à ce qui n’en a pas ou plus, réchauffe la pierre.

DE RENDEZ-VOUS EN RENDEZ-VOUS

Mélanie BERGER / Marine CLASS / Clarence GUENA / Charlotte JANKOWSKI / Julien LAFORGE / Osar MALESSENE / Mickaël MARCHAND / Matthieu PILAUD / Lucas RUIZ / Clément SANTOS / Julie SAVOYE

Exposition du 11 au 22 septembre 2018

Vernissage mardi 11 septembre de 18h à 21h

acrylique-contreplaqué -18mm - 30x48cm -17.01.18

Oscar Malessène – acrylique-contreplaqué -18mm – 30x48cm -17.01.18

Julien Laforge - les effets secondaires

Julien Laforge – les effets secondaires

JulieSavoye - Grilles et Variations_2

Julie Savoye – Grilles et Variations_2

Mélanie Berger - COMPOSITION_MF 2009

Mélanie Berger – COMPOSITION_MF 2009

Lucas Ruiz - sculpture 2018

Lucas Ruiz – sculpture 2018

Montagnes-multiples-7-exemplaires-2015-

Marine Class – Montagnes-multiples-7-exemplaires-2015