Alice ROBINEAU

« Je suis la solitude »

Exposition du 12 mars au 6 avril 2019

Vernissage mardi 12 mars de 18h à 21h

Les Cigales - 200X40cm - plat en verre, paille, ponceuse électrique, rallonge électrique, résine polyester, colle à bois - 2019

Les Cigales – 200X40cm – plat en verre, paille, ponceuse électrique, rallonge électrique, résine polyester, colle à bois – 2019

Alice Robineau réalise des objets qui se définissent métonymiquement par la matière dont ils se constituent. Béton, silicone, colle à bois, mousse, plâtre, terre, ses sculptures incarnent le lien et permettent les échanges et les associations entre différentes constructions symboliques, différents espaces de représentations : l’objet présent et son évocation, la reconstitution et le minimalisme des formes, entre le matériel et l’immatériel, le réel, le souvenir et la science-fiction.

25 ans - 40X30cm - résine polyester, bouteille de champagne, tripes à la mode de Caen - 2017

25 ans – 40X30cm – résine polyester, bouteille de champagne, tripes à la mode de Caen – 2017

Les objets d’Alice Robineau sont des condensés d’évocations. Chaque donnée croisée constitue ainsi une expérience. L’objet est lié à un lieu, un souvenir, un moment, un contexte et vient s’assembler visuellement pour donner forme à un langage furtif, fuyant.

Cygne posé sur le Louvre - 110X30cm - résine polyester, plâtre, farine, tulipes, jacinthe - 2016

Cygne posé sur le Louvre – 110X30cm – résine polyester, plâtre, farine, tulipes, jacinthe – 2016

Le choix des matériaux composites dont la manipulation reste complexe confère aussi à l’objet une forme d’ultra-présence, une densité au geste, à la fabrication qui renoue avec sa dimension artisanale. Ces silhouettes de téléphone, robinet, bouée, pomme de douche, arrosoir, panier, parapluie ou boules de Noël, dont l’essence se trouve ici recomposée en « dur », constituent une véritable archéologie des objets de notre quotidien. Disposés sur des socles ou présentoirs réalisés en résine polyester et chacun singulier par sa forme, ils rejouent une sorte de muséologie du fantasme, une cosmologie quasi-organique de la vision, du temps et de l’évocation dont ils seraient les apparitions en flash.

Elisa Rigoulet

Vue d'ensemble du DNSAP aux Beaux-Arts de Paris - 2015

Vue d’ensemble du DNSAP aux Beaux-Arts de Paris – 2015

Marée - 50X50cm - résine polyester, herbe, algue - 2015

Marée – 50X50cm – résine polyester, herbe, algue – 2015

Houille - 90X80cm - résine epoxy, terre, mie de pain - 2015

Houille – 90X80cm – résine epoxy, terre, mie de pain – 2015

Squelette - 40X38cm - résine polyuréthane, caséine de lait, terre - 2014

Squelette – 40X38cm – résine polyuréthane, caséine de lait, terre – 2014

Vache et cheval dans leur champ – 60X20cm – résine polyester, plâtre, cendres, noyau et peau d’avocat, jonquille –