YAUME-C

« Art brut de joie »

Exposition du 29 septembre au 7 novembre 2026

L’artiste sera présent les samedis après-midi

 » C’est avec une joie enfantine que je me permets de vous écrire. Vos oeuvres, légères comme des bulles de savon, ont dansé devant mes yeux à l’Expo4Art à Paris.
Elles m’ont emporté dans un tourbillon de couleurs et de rêves.
Votre palette, telle une boîte de bonbons, éclate de gaieté. Les pastels gras glissent sur le papier comme des sourires. Les souvenirs se dessinent en rose tendre, les émotions en bleu azur. Et dans cette simplicité, vous capturez l’essence même de la vie.
Zygmunt Bauman, ce penseur de la « Société Liquide », nous rappelle que tout est en mouvement, que rien n’est figé. Votre art, cher Yaume-c, est une réponse à cette fluidité. Vous nous invitez à voir le monde avec des yeux d’enfant, à retrouver l’émerveillement dans chaque détail.
Lorsque je contemple vos dessins, je sens que vous traduisez une « Terra Pura ». Votre créativité colore notre réalité, la rend plus douce, plus lumineuse. Vous êtes un alchimiste des émotions, un jongleur de couleurs.
Continuez, cher Yaume-c, à peindre notre monde en rose, en vert, en bleu. Car chaque coup de pinceau est un pas vers cette enfance heureuse que nous portons tous en nous.
Avec admiration, Jak « 

Je m’appelle Guillaume CHOCU, je suis né à Laval en 1995 et je vis à Fontenay-sous-Bois (94) depuis 20 ans.
Je dessine en autodidacte depuis 2013, et je suis artiste professionnel depuis février 2018 sous le pseudonyme YAUME-C.
Les thèmes d’arts plastiques que j’explore au pastel gras sont les souvenirs de moments vécus, les émotions ressenties, les objets familiers, des portraits de personnes de mon entourage et une série sur le thème des mois de l’année.
Par ailleurs, j’ai le Titre Professionnel d’infographiste – metteur en page, ce qui m’a amené à expérimenter la peinture digitale : une première série de 12 natures mortes qui représente des fruits, puis une autre de 12 légumes sur des fonds de motifs textiles.
En 2022, j’ai commencé à développer des abstractions au feutre à alcool. Puis, en août 2024, je me suis lancé dans la peinture acrylique sur toile et je revisite plusieurs de mes thèmes de prédilection avec cette nouvelle technique.
Je poursuis mon travail artistique en alternant toutes ces techniques précédemment citées, sans jamais en laisser une de côté, et j’ai même ajouté depuis un an la céramique.
Depuis 2018, je participe très régulièrement à des expositions et des salons à Fontenay-sous-Bois (Halle Roublot, Maison du Citoyen), à Paris (Halle des Blancs Manteaux, Grand Palais, Espace Commines, Bastille Design Center, Salle Royale de l’Église de la Madeleine, bar américain LE SELECT – Montparnasse), dans des centres d’art (Espace Saint-Jean de Melun, Hôtel-Dieu de Brie-Comte-Robert, et début 2027 j’aurais une exposition solo à l’Hôtel Flottes de Sébasan à Pézenas).
Depuis 2023, j’expose également en province comme dans les écuries de l’abbaye de Cluny avec le collectif ARTEC Art mondial ou encore à Vaison-la-Romaine lors du parcours d’art AUTRE VILLE dans les jardins de la cité médiévale en 2025.
Je suis lauréat 2020 suite à l’appel à candidature de l’association EgArt parmi les 14 artistes retenus sur 80 candidats.
Trois de mes grands dessins au pastel gras sélectionnés par Françoise ADAMSBAUM, experte et Directrice du MIAM à Sète, ont été acquis par le Fonds Art Sans Exclusion en 2020, puis exposés à l’Espace Jeanne de Flandreysy à Valence en 2022. Dans un deuxième temps, mon carnet d’artiste a lui aussi été acquis par le Fonds Art Sans Exclusion 2023.

DE RENDEZ-VOUS EN RENDEZ-VOUS

Exposition du 15 au 26 septembre 2026

avec Vogel APACHETA, Jonathan BABLON, Aline DECROUEZ, Rémy DUBIBE, Marie Aimée FATTOUCHE, Sarah KRESPIN, Antoine LANGENIEUX, Hélène NERAUD, Aurélie SCOUARNEC, Inès SPANIER

Les artistes seront présents au vernissage et les samedis

Hommage à Vincent GUIRO

Exposition du 16 juin au 1 juillet 2026

Jacques Guiraud naît à Nîmes le 4 avril 1935. Orphelin de père à sept ans, il est envoyé en pension à Lyon : il passe le temps de la guerre à la manécanterie de Notre Dame de Fourvière. Il restera marqué par ces années de formation où l’exigence du chant choral classique forgera son caractère. 
Destiné à reprendre le magasin familial de chaussures, il s’affranchit très tôt de cette filiation, rejette les études commerciales et intègre l’école des Beaux-Arts de Grenoble. Dans l’atelier de Dubreuil, élève de Matisse, ses camarades le renomment Vincent, son troisième prénom, en référence à Van Gogh. La même année, il choisit son nom d’artiste : Vincent GUIRO.
En 1964, il est nommé professeur aux Beaux-Arts de Grenoble. Puis il se rend à Paris et étudie la gravure à l’Atelier Lacourière. Il y côtoie Miro, Music et Picasso.
Il expose pour la première fois en 1968 à la Galerie du Haut Pavé, créée par le dominicain Gilles Vallée. La vocation de ce lieu était d’offrir de la visibilité au travail de jeunes artistes français et étrangers. Pour Vincent Guiro, c’est une ouverture vers différentes cultures et tendances artistiques. Il s’y lie avec Aguiar, Béchet, Kozo et Panchal.
En mai 68, il participe au mouvement social, manifeste et partage ses réflexions avec Mannessier, Singier et Le Moal. Profondément humaniste, militant de l’art pour tous, il a la passion de l’échange mais se tient toujours à distance des modes et des courants artistiques. Radical, il reste attaché à sa singularité.
Poursuivant des recherches sur l’intégration de l’Art à l’architecture, il développe le procédé “gravo-sable” sur béton. Dans le sillage de Carl Nesjar, il réalise des œuvres monumentales à la Défense et dans plusieurs villes en France et en Italie. Il expose sa théorie du « Beau-Béton » à l’école des Arts et Métiers où il est chargé de conférences.
Au cours des décennies suivantes, Vincent Guiro développe et déploie sa création en alternant œuvres d’Art Monumental, Sculpture et Peinture. Il expose son travail en France et à l’étranger, tout en restant fidèle à la Galerie du Haut Pavé.

« Les corps que peint ou dessine ou sculpte Vincent Guiro ne surgissent pas, ils font irruption. Un surgissement se lève vers le haut, invite à une sublimation qui tend à effacer la matière, sa matière, alors que l’irruption vient vers vous et envahit avec la précision de son geste, de sa masse. C’est une question de traitement de volumes, d’équilibre entre volumes pour chaque dessin, ou peinture ou sculpture, qui tend à signifier soit une posture, soit un mouvement en soi ou de soi, mais dire cela n’est pas suffisant.
L’enjeu est plus complexe qui se passe entre la feuille de papier, dans les grands dessins de corps nus par exemple, où un trait puissant de crayon démarque avec force une zone, un espace en propre qu’une matière supplémentaire, le fusain, va remplir par rebondissements successifs, par zones de chair qui s’amassent et créent l’effet de cette lancée en dehors la feuille.
Cette irruption du coup n’est plus simplement un à-plat visuel, elle devient sensible et affective : ce n’est pas un effet de clair-obscur, Guiro ne traite pas les volumes par des symétries ou des oppositions d’ombre et de lumière, il concentre une matière dont il fait une pure masse qu’il élabore dans une homogénéité sans presque rien ôter ou ajouter.
Cette lancée est si violente, parfois soutenue ou accélérée par d’humbles jeux d’ombre projetée, qu’on ne voit, qu’on ne sent que ça : on ne peut pas dire qu’il s’agit d’un corps de femme, de plusieurs femmes – bien que cela soit évident-, c’est plus modestement une histoire de tournures du corps, un corps qui n’appartient plus uniquement à la vision de Guiro, mais à sa main, comme si au lieu de dessiner, d’étaler les masses de fusain, il n’arrêtait pas d’en caresser le volume, de le faire s’extraire de la feuille, de le fixer au moment exact où son irruption s’achève.
Cela semble encore plus clair dans les traitements à l’aquarelle : le trait de crayon délimite l’attente de l’espace, sa configuration potentielle ou virtuelle, la couleur lui donne ensuite sa propulsion charnelle, le grain de son expression sensible, sa capacité plastique, sa flexibilité visuelle, sa puissance poétique. Il faut essayer, sans fermer les yeux, de saisir ces images avec les mains, avec la sensibilité tactile qui est la sienne qui leur donne une force extérieure à la pure visibilité, il faut essayer de regarder par attouchements, de même que lui, il crée par touches des doigts, de la main. »

Extrait de : Jean-Paul MANGANARO, Confusion de genres, Paris, P.O.L., 2011, p. 587-588