Lydie CHAMARET

« Le patron de la sculpture »

Exposition du 7 au 18 décembre 2021 et du 4 au 15 janvier 2022

Vernissage mardi 7 décembre 2021 de 18h à 21h

Mes plats déployés, 2019, modélisme, couture, drap de laine bouclé, portant métallique. 250 X 160 X 30 cm
Peau d’orange, 2018, dentelle au fuseau, broderie, fils de cuivre, soie. 12 X 20 X 15 cm

Certaines pièces jouent sur le décalage, le paradoxe entre la spontanéité, la rapidité d’un geste banal du quotidien – éplucher une clémentine – et les longues heures de travail nécessaires à la technique de la dentelle au fuseau. La peau du fruit comme rebut devient elle-même le patron aléatoire de l’oeuvre à venir (Pelures de clémentines, 2017), qui fixe un geste fugace. Il en résulte un souvenir de l’anatomie de l’objet rendu sensible, organique par la fragilité de la dentelle.

Pelure de Clémentine, 2017, Dentelle au fuseau, fils de cuivre. 36,5 X 36,5 cm

Les oeuvres de Lydie Chamaret montrent un intérêt récurrent pour des vêtements et des coutumes de la fin du 19ème et début du 20ème siècle.

Une période de bouleversement artistique pendant laquelle s’articulent la fusion de l’art et du décoratif, avec en tête de proue des artistes/artisans de l’Art Nouveau comme Guimard, Gallé et Lalique. Un art ornemental inspiré des végétaux, du monde animal, du vivant, et transfiguré par l’invention de nouvelles techniques de l’art verrier, de la céramique ou du métal.

Les sculptures en dentelle au fuseau de Lydie Chamaret pourraient d’ailleurs être une transposition en volume des planches dessinées par Ernst Haeckel. Il s’en dégage une ambiguïté propice à l’imagination, des formes équivoques naviguant entre les états du vivant et de la matière.

Tout ce qui constitue le folklore de l’époque : les carnavals, les fêtes populaires colorées, l’excentricité de la mode (que l’on retrouve dans le Montmartre de Toulouse-Lautrec, illustrateur de l’Art Nouveau) semblent être un lointain héritage et une source d’inspiration. Elle en retient ces moments baroques où l’on se travestit, se cache, se montre sous d’autres facettes.

Cyril Gouyette, février 2020

www.lydiechamaret.com

Juliette VIVIER

« OROS ET THANATOS »

Exposition du 24 septembre au 23 octobre 2021

Vernissage jeudi 23 septembre de 18h à 21h

ὄρος, óros ó.ros neutre. Montagne, colline, hauteur.
θάνατος, thánatos tha.na.tos  masculin. Mort, arrêt définitif des fonctions vitales.
(source : fr.wiktionary.org)

« Le principe sous-jacent aux pulsions de vie est un principe de liaison»
S. Freud, Abrégé de psychanalyse, 1938

Née en 1979, Juliette Vivier fait un cursus littéraire puis intègre l’ENSAD, où elle se spécialise en Image Imprimée.

Lauréate de plusieurs bourses et résidences, elle a séjourné plusieurs fois en Espagne, en particulier comme membre de la Casa de Velázquez, mais aussi au Danemark et au Groënland.

Egalement médiatrice et enseignante, elle transmet les techniques de l’estampe dans différents cadres, dont les Ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris.

www.juliettevivier.com