Henri WAGNER

« RECTANGLE BALLADE »

Exposition du 6 novembre au 1 décembre 2018

Vernissage mardi 6 novembre de 18h à 21h

"Sans-titre" -Technique mixte sur papier - 65 x 50 cm - 2018

« Sans-titre » -Technique mixte sur papier – 65 x 50 cm – 2018

«Rectangle Ballade» ce sont les mélodies  créees par les traits, les courbes et autres interventions graphiques et picturales sur des supports rectangulaires.

L’artiste propose pour cette exposition à la galerie du Haut-Pavé une immersion dans ses recherches : peintures grands formats, travaux sur papiers et interventions murales.

 "Sans-titre" - Technique mixte sur papier - 65 x 50 cm - 2018

« Sans-titre » – Technique mixte sur papier – 65 x 50 cm – 2018

Il n’y a pas dans la pratique d’Henri Wagner de recherche de spécialisation. Le spectre des médiums utilisé est extrêmement large, nombre de papiers, de peintures en spray, d’encres, d’enduits, de mortiers et d’adhésifs élargis-sent le champ d’action graphique d’Henri Wagner, surtout quand ceux-ci sont combinés avec une variété de supports allant bien au-delà du cadre et de la toile, tant qu’eux-mêmes apportent aussi un intérêt à l’applique de la matière picturale par le peintre.

"Sans-titre" - Acrylique, enduit, sur verre et contreplaqué - 195 x 150 cm - 2018.

« Sans-titre » – Acrylique, enduit, sur verre et contreplaqué – 195 x 150 cm – 2018.

Depuis un peu plus d’un an maintenant, Henri peint sur des plaques de verre et non, ce n’est pas le premier à le faire mais, il y a dans ses peintures un «vide ajouté», une conscience de l’invisible qui va au-delà de l’abstraction. Une attention toute particulière qui est portée au hasard et à la liberté du geste, comme l’ont, à très juste titre, défendu de nombreux grands peintres avant lui, mais aussi une place grandissante, à l’effacement et au recouvre-ment qui prend ici toute sa mesure grâce au verre qui en est le support mais aussi le révélateur et sans qui nous n’aurions qu’un moins bel accès au geste du peintre et ses recherches dans l’exploitation de la matière.

Peindre sur une vitre n’est pas pour lui un concept en soi, c’est la démarche qu’il utilise en ce moment pour montrer l’envers et le résultat d’une succession d’actions spontanées. Henri, construit, trace, passe et repasse plusieurs couches de matières en travaillant de façon intuitive mais non sans une certaine hésitation.

"Sans-titre" - Acrylique, enduit, sur verre et contreplaqué - 150 x 100 cm - 2018.

« Sans-titre » – Acrylique, enduit, sur verre et contreplaqué – 150 x 100 cm – 2018.

Lorsqu’une partie de la surface peinte est trop construite ou trop chargée, il l’efface et laisse la marque de cet effacement visible. Ne pas masquer ses erreurs et ses doutes permet à Henri de laisser la vitre  révéler  plusieurs strates de réflexions lors de la construction de la peinture. D’autres couches seront appliquées par la suite et les effacements, les grattages les doutes et les balayages, seront mis en lumière dans un effet d’inversion lorsque la vitre sera finalement retournée pour être présentée non pas du coté peint mais de son côté  immaculé.

Notre peintre ne se cache pas d’une inspiration urbaine manifeste, ses pein-tures à lui ne cachent rien et au contraire nous montrent les étapes et les hé-sitations qui deviennent elles aussi des motifs. Sûrement de façon inconsciente  et parce qu’issu d’une génération noyée dans une accumulation «d’images à grande vitesse», nous ressentons dans les peintures d’Henri Wagner, le besoin d’un retour au calme, où l’économie des traits, des formes et des couleurs tend vers un certain minimalisme  qui fait du bien parce qu’il n’occulte pas non plus les sources d’inspiration de l’artiste et son environnement urbain, ses terrains vagues, ses bâtiments abandonnés aux graffitis bruts portant avec eux la trace du passage du temps.

    Léo Marin

www.henriwagner.com

Emma BOURGIN

« N’ÊTRE MOULE »

Exposition du 25 septembre au 20 octobre 2018

Vernissage mardi 25 septembre de 18h à 21h

Emma BOURGIN - Amortir les angles (détail) 2018 craie, cire d’abeille 6x3x2cm

Emma BOURGIN – Amortir les angles (détail) – 2018 – craie, cire d’abeille – 6x3x2cm

J’ai rencontré mon matériau de prédilection, la cire d’abeille, en même temps que le bronze il y a presque 10 ans aux Beaux-Arts du Mans. Fascinée par la présence sensible de cette matière à la fois couleur, odeur, lumière, reliquat de paysage, j’en voulais au bronze de la « perdre ».

Je l’ai donc ajoutée à ma palette de matières-couleurs et c’est elle qui m’a ouvert la voie vers la liberté de la sculpture que je ne cessais d’effleurer en me souciant de l’origine et des affections des matières que j’employais pour peindre. Et de simple entremetteuse, la cire d’abeille est devenue le matériau essentiel de mon travail.

À son tour, elle rencontre des pierres, des tasseaux et autres rebuts de bois d’atelier, des sols et des murs. Ces dernières sont touchées par sa chaleur mais la cire d’abeille est entière et ne peut s’empêcher d’aimer en brûlant, au moins lors des premiers instants de la rencontre.

Baiser brûlant (détail), 2018 cuillère, cire d’abeille, rouge à lèvres 14x3x0,5cm

Baiser brûlant (détail), 2018
cuillère, cire d’abeille, rouge à lèvres 14x3x0,5cm

Son amour est sans limite et se fait peau pour attraper tout sur son passage, la poussière des pierres, les nœuds et pigments de la surface du bois, les restes de peinture d’un mur. Aussi je guette la mue. Ce précis et précieux instant où elle se laisse déshabiller sans se briser.

À force de chercher la peau du monde, j’ai rencontré la mienne. Celle qui respire en touchant ou en étant touchée et s’émeut de l’hapticité des matières.

La peau est la première interface, le premier “écran”, entre l’être que nous sommes et le monde qui nous entoure, une barrière vulnérable théâtre de tous les conflits. C’est ce qui la rend à la fois forte, de candeur, d’exploration, et fragile, de vulnérabilité, de sensibilité.

La cire d’abeille seule ou accompagnée par d’autres matériaux est devenue ma seconde peau, celle qui guérit la première, fond avant la brûlure, nourrit le bois, amortit les angles rugueux et saillants du marbre brisé, donne corps et odeur à ce qui n’en a pas ou plus, réchauffe la pierre.

DE RENDEZ-VOUS EN RENDEZ-VOUS

Mélanie BERGER / Marine CLASS / Clarence GUENA / Charlotte JANKOWSKI / Julien LAFORGE / Osar MALESSENE / Mickaël MARCHAND / Matthieu PILAUD / Lucas RUIZ / Clément SANTOS / Julie SAVOYE

Exposition du 11 au 22 septembre 2018

Vernissage mardi 11 septembre de 18h à 21h

acrylique-contreplaqué -18mm - 30x48cm -17.01.18

Oscar Malessène – acrylique-contreplaqué -18mm – 30x48cm -17.01.18

Julien Laforge - les effets secondaires

Julien Laforge – les effets secondaires

JulieSavoye - Grilles et Variations_2

Julie Savoye – Grilles et Variations_2

Mélanie Berger - COMPOSITION_MF 2009

Mélanie Berger – COMPOSITION_MF 2009

Lucas Ruiz - sculpture 2018

Lucas Ruiz – sculpture 2018

Montagnes-multiples-7-exemplaires-2015-

Marine Class – Montagnes-multiples-7-exemplaires-2015

Aude ROBERT

« AU DELA »

Exposition du 5 au 30 juin 2018

Vernissage mardi 5 juin de 18h à 21h

Le cheminement artistique dans lequel elle est engagée a souvent été irrigué par des images qui portent en elles leurs propres entités. Constituées de bribes visuelles évoquant des territoires, des paysages, des visions issues de sa propre histoire et des sentiers parcourus, elles s’imbriquent les unes aux autres pour constituer un flux narratif en mouvement constant et presque irrévocable.

Partout la merveille - 2015 - Installation sonore - 4 haut-parleurs dorés, amplificateur - mixette - câblage - 30 x 30 x 20 cm

Partout la merveille – 2015 –
Installation sonore – 4 haut-parleurs dorés, amplificateur – mixette – câblage – 30 x 30 x 20 cm

La dimension choisie du paysage est d’une part celle relié aux sensations, aux éléments par l’expérience vécue des espaces habités et d’autre part celle de la représentation de mondes immatériels. Les œuvres proposent au visiteur une expérience de contemplation où il s’agit d’éprouver la durée d’une projection d’ordre intérieure.

Dans une mise en œuvre simple qui privilégie un geste minimal, presque radical  elle invite à faire l’expérience immersive de l’écoute de la respiration, du vivant dans ces moindres manifestations par le biais de l’image vidéo ou dessinée.

Projection [12 éléments] - 2014 - 
Mine de plomb sur papier - 150 x 200 cm.

Projection [12 éléments] – 2014 – 
Mine de plomb sur papier – 150 x 200 cm.

https://auderobert.wordpress.com

Laurence de LEERSNYDER

« Peaux – Métamorphoses »

Exposition du mercredi 2 mai au samedi 2 juin 2018

Vernissage mercredi 2 mai de 18h à 21h

Empreinte-de-peau

Empreinte-de-peau

Les Formes du retrait : Extrait d’un texte de Marie Cantos

C’est une équation à trois termes que Laurence De Leersnyder reformule à chaque invitation : un matériau, un geste, un espace. Dans son atelier, elle expérimente des liens entre gestes et matériaux. Dans les espaces où elle est invitée à intervenir, elle projette une forme.

Pas d’idée préalable, pas de concept sous-jacent, mais une attention au faire. Pas de hasard non plus : il ne s’agit pas de laisser la matière opérer à sa guise. L’artiste choisit lesdits matériaux pour des propriétés physiques, symboliques ou esthétiques qu’elle fatigue, voire contrarie. Du bois, du béton, du plâtre, de la terre, entre autres, à contre-emploi, souvent. Au fur et à mesure des opérations plastiques, les murs de l’atelier se remplissent de miniatures en cire, en plâtre, des Fragments d’atelier. Ces essais sont les témoins de ce qu’elle définit comme une« connaissance empirique ».

Empreinte de bitume-2013-En robe a froid, latex, résine, 55x100x15cm

Empreinte de bitume-2013-Enrobé à froid, latex, résine, 55x100x15cm

De là, des procédures s’établissent et des séries s’élaborent, sans que la dimension processuelle du travail ne se confonde jamais avec une posture in progress. La forme finale – achevée, parachevée – est héritière de l’Antiform, où le matériau vient buter, au propre et au figuré, contre la géométrie des volumes et la simplicité des manipulations.

L'envers du vide I&II&III - 2013 - Résine, élastome╠Çre, bois

L’envers du vide I&II&III – 2013 – Résine, élastomère, bois

Quelles sont-elles, ces manipulations ? On pourrait noircir deux feuilles de papier d’une «liste de verbes», à l’instar d’un Richard Serra : creuser, étirer, verser, etc.

On pourrait aussi bien n’en choisir qu’un seul : retirer. Toujours, quelque part, retirer : que ce soit physiquement, mentalement, métaphoriquement. Plonger la main dans la terre, ménager un creux, puis couler dans ce moule la matière d’un volume à venir. Agglomérer du bitume de rebouchage sur une surface, comme l’empreinte factice d’un nid-de-poule dans une route, relever au mur cette étrange cartographie, insulaire, escarpée, volcanique. En somme : élaborer des formes du retrait – dans toute l’acception du terme…

Vue maquette

Vue maquette

http://laurence-de-leersnyder.com