Aurélie DENIS

« Le souffle court »

Exposition du 18 janvier au 19 février 2022

Vernissage Mardi 19 janvier de 18h à 21h

CorpsBruit-théâtre-Berthelot-Montreuil-2021

Auteure et plasticienne, Aurélie Denis vit et travaille à Paris. Sa pratique fait entrer en résonance écriture, dessin et performance ; c’est une enquête sur les trajectoires, les temporalités et les potentialités d’un corps. Dans ses performances et sa danse, elle joue avec le contrôlé et l’incontrôlé, le geste maîtrisé et le réflexe, la lenteur et les accélérations. Les mouvements et le placement de son corps dans l’espace sont le fruit d’un travail raisonné, d’une compréhension fine des sensations internes, la proprioception.

Lors de ses études à la HEAR (Haute École des Arts du Rhin, Strasbourg), puis à la Saint Martins College of Art (Londres), Aurélie Denis met en scène ses sculptures et son propre corps dans ses performances et ses photographies. Elle puise dans son quotidien des éléments qu’elle intègre à sa recherche formelle.
Elle se tourne vers l’écriture et la lecture-performance pour construire un récit autofictionnel sur la réappropriation de son corps après un accident survenu à Londres. Le Taxi est publié en 2010 aux éditions Esperluète.


Partir d’un même corps, multiplier les angles d’approche : La pratique quotidienne du dessin amène l’artiste, par le ralentissement du geste et sa répétition, à une perception accrue du mouvement et de son anticipation. Cette expérience, étendue à d’autres gestes (la marche notamment), est de nouveau retranscrite dans ses encres de Chine.

Performance Gravida – 2021

Suivant le principe de transversalité et de porosité qui caractérise son travail ( de l’oralité à l’écriture, de l’écriture au dessin, du dessin au mouvement, du mouvement à la scène…) Elle adapte son livre Le Taxi dans un seul en scène, Le corps parle, qu’elle joue au Festival, Les Mises en Capsule, au Ciné 13 Théâtre à Paris.
Elle approfondit l’expression scénique au sein du Théâtre du Mouvement, lors de stages professionnels – théâtre, mime, danse – avec la compagnie de Claire Heggen et Yves Marc, et poursuit sa recherche lors de performances associant corps et texte. Elle participe à différents festivals de performance. 

Au sein du trio CorpsBruits, elle interagit avec les sons produits par les musiciens Xavier Mussat et Niels Mestre. 

CorpsBruit a été programmé pour le festival La semaine du bizarre, 2021, au Théâtre Berthelot à Montreuil. 

Aurélie Denis a récemment écrit et joué la performance solo Gravida sur une musique acousmatique de Jorge Antunes, pour le festival En chair et en son.

https://aureliedenisblog.wordpress.com/

Lydie CHAMARET

« Le patron de la sculpture »

Exposition du 7 au 18 décembre 2021 et du 4 au 15 janvier 2022

Vernissage mardi 7 décembre 2021 de 18h à 21h

Mes plats déployés, 2019, modélisme, couture, drap de laine bouclé, portant métallique. 250 X 160 X 30 cm
Peau d’orange, 2018, dentelle au fuseau, broderie, fils de cuivre, soie. 12 X 20 X 15 cm

Certaines pièces jouent sur le décalage, le paradoxe entre la spontanéité, la rapidité d’un geste banal du quotidien – éplucher une clémentine – et les longues heures de travail nécessaires à la technique de la dentelle au fuseau. La peau du fruit comme rebut devient elle-même le patron aléatoire de l’oeuvre à venir (Pelures de clémentines, 2017), qui fixe un geste fugace. Il en résulte un souvenir de l’anatomie de l’objet rendu sensible, organique par la fragilité de la dentelle.

Pelure de Clémentine, 2017, Dentelle au fuseau, fils de cuivre. 36,5 X 36,5 cm

Les oeuvres de Lydie Chamaret montrent un intérêt récurrent pour des vêtements et des coutumes de la fin du 19ème et début du 20ème siècle.

Une période de bouleversement artistique pendant laquelle s’articulent la fusion de l’art et du décoratif, avec en tête de proue des artistes/artisans de l’Art Nouveau comme Guimard, Gallé et Lalique. Un art ornemental inspiré des végétaux, du monde animal, du vivant, et transfiguré par l’invention de nouvelles techniques de l’art verrier, de la céramique ou du métal.

Les sculptures en dentelle au fuseau de Lydie Chamaret pourraient d’ailleurs être une transposition en volume des planches dessinées par Ernst Haeckel. Il s’en dégage une ambiguïté propice à l’imagination, des formes équivoques naviguant entre les états du vivant et de la matière.

Tout ce qui constitue le folklore de l’époque : les carnavals, les fêtes populaires colorées, l’excentricité de la mode (que l’on retrouve dans le Montmartre de Toulouse-Lautrec, illustrateur de l’Art Nouveau) semblent être un lointain héritage et une source d’inspiration. Elle en retient ces moments baroques où l’on se travestit, se cache, se montre sous d’autres facettes.

Cyril Gouyette, février 2020

www.lydiechamaret.com

Juliette VIVIER

« OROS ET THANATOS »

Exposition du 24 septembre au 23 octobre 2021

Vernissage jeudi 23 septembre de 18h à 21h

ὄρος, óros ó.ros neutre. Montagne, colline, hauteur.
θάνατος, thánatos tha.na.tos  masculin. Mort, arrêt définitif des fonctions vitales.
(source : fr.wiktionary.org)

« Le principe sous-jacent aux pulsions de vie est un principe de liaison»
S. Freud, Abrégé de psychanalyse, 1938

Née en 1979, Juliette Vivier fait un cursus littéraire puis intègre l’ENSAD, où elle se spécialise en Image Imprimée.

Lauréate de plusieurs bourses et résidences, elle a séjourné plusieurs fois en Espagne, en particulier comme membre de la Casa de Velázquez, mais aussi au Danemark et au Groënland.

Egalement médiatrice et enseignante, elle transmet les techniques de l’estampe dans différents cadres, dont les Ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris.

www.juliettevivier.com