Réjane LHÔTE

Réjane LHÔTE

« CONTREFORMES« 

du mardi 9 janvier au samedi 3 février 2018

Vernissage mardi 9 janvier 2018 de 18h à 21h

Triptyque - série CONTREFORMES - technique mixte - 210x297 mm - 2017

Triptyque – série CONTREFORMES – technique mixte – 210×297 mm – 2017

Mon travail regarde l’architecture, observe les espaces que nous traversons, parcourons, habitons. Il tente de saisir ces espaces qui adviennent par nos déplacements, par nos mouvements. Par la pratique du dessin, j’ouvre et recompose l’espace architectural.

Pour l’exposition CONTREFORMES, je m’approprie la galerie du Haut Pavé dans son ensemble, tout à la fois contenant et contenu.
Dès l’extérieur, un dessin mural à la perspective distordue interpelle et guide notre regard et notre corps, l’invite à circuler dans l’accrochage. Le dessin mural transforme, déplace, joue avec les perspectives et articule l’espace d’exposition de manière à instaurer un dialogue entre les dessins, le spectateur et le volume de la galerie.
A l’espace physique qui se propose, toujours instable car constitué de points de vue multiples, de régimes de représentation contradictoires (espaces illusionnistes et schématiques), répond l’espace mental du spectateur. L’activité du regard, son ajustement et sa tactilité, n’octroient jamais la résolution de cette organisation problématique, mais permettent de trouver des cohérences fragiles et
parfois éphémères.

LE RADAR, espace ouvert - 1er étage - dessin mural sur 2 étages - 3,4 x 2,5 m - avril 2017

LE RADAR, espace ouvert – 1er étage – dessin mural sur 2 étages – 3,4 x 2,5 m – avril 2017

Chaque série de dessins est également une suite de déclinaisons et de variations graphiques ; le cheminement d’une forme, dans ses configurations incessantes, où se joue constamment la forme et la contreforme. Le dessin n’étant jamais qu’un état, le gel d’un mouvement en cours, une transition en quête d’équilibre.

Chaque format pense, répond, discute avec l’autre format de la série. L’un existe avec l’autre. Ensemble, ils s’agencent, s’emboitent, s’imbriquent, s’articulent afin de construire un espace fractal inédit. Il repense continûment le rythme et l’intervalle entre les choses, amenant le regardeur à redéfinir constamment sa place et sa relation aux propositions qui lui sont faîtes.

Geste autant que pensée, mon dessin est la partition musicale d’une architecture organique, une architecture pensée comme une extension du corps.

RECTO

RECTO

Réjane_4386

Réjane -série Open CUBE – technique mixte sur papier japonais – 240 x 330 mm – 2016

 

London, Office - installation, dessin mural -15 m2 - juillet 2015

London, Office – installation, dessin mural -15 m2 – juillet 2015

www.rejanelhote.fr

contact@rejanelhote.fr

 

MICKAEL MARCHAND

Mickaël MARCHAND

« C.V. »

Exposition du mardi 7 novembre au samedi 2 décembre 2017

Vernissage mardi 7 novembre de 18h à 21h

invitation MMarchand - 2017

invitation MMarchand – 2017

Ce que j’ai appris, je l’ai rencontré.

Il n’est donc pas de chemin plus logique selon moi que celui qui amène à dédier une exposition à une rencontre. Déterminante, influente, celle de C.V. l’a été d’une manière qu’il m’est difficile de décrire et que Tacita Dean aborde très bien dans Trying to find the spiral jetty.

 « C’est un peu comme une stimulation et une attirance incroyable à travers le temps ; une réaction personnelle inspirée par la pensée et l’énergie d’un autre, véhiculées par son travail. »

Chaque parcours de vie identifie un ou plusieurs points de pivot, de bascule voire de rupture ; instants faisant marque, à partir desquels les comportements et les idées se solidifient, se radicalisent. Le poids de ce moment n’est jamais identifié dans un curriculum vitae. Il n’est pas toujours possible de résumer une rencontre à une seule date ; quant à sa consistance elle est incompressible.

Impossible donc de comprendre, en lisant mon curriculum vitae, que si les valeurs de mon engagement artistique s’appuient sur l’apprentissage puis le développement d’un langage personnel et la mise en place de processus de recherche simples, c’est vraisemblablement parce que j’ai rencontré Cyril.

Investir l’espace conceptuel du travail plastique de C.V., celui qu’il a créé dans mon esprit.

Voilà où commence cette exposition. Faire revivre dans mon atelier, le souvenir de cette porte profonde comme un trou-noir épais en lévitation à quelques centimètres du sol qui, au lieu de porter une ombre, diffuse de la lumière, que je vis dans l’atelier de Cyril, il y a 10 ans.

L’avoir en présence, roue de bicyclette.

Puis, passer de Pantin à Paris, explorer enfin ce nouveau contexte, déploiement d’une énergie, pendant laquelle tenir l’équilibre amène la patience nécessaire à l’observation. Recréer dans l’espace de la galerie le terrain – de jeux – vague des villes à l’architecture brutale, lieu où mon travail prend ses racines.

Mon approche conceptuelle de l’installation inclut la documentation photographique ou vidéo. La répétition en tant que protocole de recherche crée des séries de travaux liées aux villes dans lesquelles je passe. L’architectonique, tout ce qui a trait à la structure, la construction, les limites physiques de l’équilibre et des matériaux définit l’origine de mon vocabulaire. Depuis toujours mon éthique est de proposer dans un langage direct des œuvres qui n’ont rien à cacher.

visuel tri - MMARCHAND - 2017

visuel tri – MMARCHAND – 2017

http://mickaelmarchand.com

MELANIE BERGER

Mélanie BERGER

Exposition du 26 septembre au 21 octobre 2017

Vernissage mardi 26 septembre de 18h à 21h

Composition, crayons de couleur et techniques mixtes sur papier - 105X150 - 2017

Composition, crayons de couleur et techniques mixtes sur papier – 105X150 – 2017

Je ne me souviens pas de tout.

Parfois je ne me souviens
que des couleurs
et du mouvement
et ce dont je ne me souviens pas
[ ] reste blanc,
des petits carrés ou des rectangles
ou des lignes, en blanc.

Il s’agit d’un blanc qui a une forme précise,
alors que le souvenu est informe,
comme dans les rêves.

C’est un savoir incomplet.
C’est comme si mes amnésies
étaient structurées
et modulaires
(menaçant leur reproduction),
et ma mémoire plus vague.

Un visage, par exemple, a perdu son nez, et sa bouche.
(est-ce qu’on a besoin d’un nez pour avoir un visage ?)
Il n’est même pas détaché du fond.
(est-ce que le fond fait partie des sujets qu’il contient?)
C’est lui et il était là, je le sais,
mais je ne me souviens que d’une sorte de vent de couleurs qui souffle
sur ce papier suspendu à un mur,
vers un sol

(être suspendu, c’est voler à l’envers ?).

Je me souviens de:

– un ciel divisé en deux
– un feu et des ammes comme des lignes, éteintes en haut et en bas
– un reflet d’immeuble (lequel ?) avec six fenêtres
– du sang orange drippé partout (quand ?)
– un bois vu depuis un train qui passe (j’allais où ? avec qui ? pourquoi ?)
– un nuage carré tombé sur un pré jauni, avec des fils d’herbe rouge
– de la terre sur du ciel (renversement)

– une vague qui se casse sur un rocher, dans un paysage de mon enfance
(j’ai grandi, le paysage a rétreci)

Mais – un vent a soufflé sur les couleurs de mes feuilles
pour que des symboles-confus puissent
(par mes souvenirs)
convoquer les souvenirs d’autrui.

Chiara Zocchi

Chiara Zocchi est auteur de deux romans , Olga et Volare. Elle est aussi active en tant que journaliste-curatrice-artiste, dans le milieu de l’art contemporain.

Vue d'atelier - 2017 - photo Gilles RIBERO

Vue d’atelier – 2017 – photo Gilles RIBERO

DE RENDEZ-VOUS EN RENDEZ-VOUS

DE RENDEZ-VOUS EN RENDEZ-VOUS

Marjorie BRUNET / Marine CLASS / Julien LAFORGE / Oscar MALESSÈNE / Cécile MEYNIER / Mathilde ROUSSEL / Lucas RUIZ / Julie SAVOYE / Julia SCALBERT / Sophie TRUANT

Exposition du 12 au 24 septembre 2017

Vernissage Mardi 12 septembre de 18h à 21h

Marjorie Brunet Meurtrière 01, 2015, acrylique sur toile, carton,bois, 20,5x24 cm

Marjorie Brunet  Meurtrière 01, 2015, acrylique sur toile, carton,bois, 20,5×24 cm

 

 Montagnes-multiples-7-exemplaires-2015-

Marine Class Montagnes-multiples-7-exemplaires-2015

 

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Oscar Malessène – Sans titre – 2017 acrylique-sur-contreplaqué-52x74cm

Cécile Meynier Jonchée (série - 2017) sérigraphie, céramique grès dimensions 65 x 92 cm

Cécile Meynier  Jonchée (série – 2017) sérigraphie, céramique grès dimensions 65 x 92 cm

Mathilde Roussel Training Session, level 8, 2015, aquarelle et graphite sur papier, collage, 56,5 x 76 cm

Mathilde Roussel Training Session, level 8, 2015, aquarelle et graphite sur papier, collage, 56,5 x 76 cm

 

Lucas Ruiz - Complexité dedans - 2017 - acrylique sur toile

Lucas Ruiz – Complexité dedans – 2017 – acrylique sur toile

 

Julia Scalbert, sans titre, 2016, acrylique sur toile, 92x73cm photo©Marc Domage

Julia Scalbert Sans titre, 2016, acrylique sur toile, 92x73cm photo©Marc Domage

 

 Sophie Truant - "Un bruissement" - détail Céramique émaillée, or 10%, bronze et laine

Sophie Truant – « Un bruissement »  (détail) – Céramique émaillée, or 10%, bronze et laine