Géraldine GUILBAUD

« CIELS »

Exposition du 8 janvier au 2 février 2019

Vernissage mardi 8 janvier 2019 de 18h à 21h

Le ciel sur la tête II, mortiers colorés, bois, 24x65x56 cm

Le ciel sur la tête II, mortiers colorés, bois, 24x65x56 cm

Sculpture des sens

La sculpture de Géraldine Guilbaud est une vue, dans son acceptation purement sensorielle, une information donnée en termes de couleur, de densité.

C’est la transmission de son propre regard en sensation brute, dépouillée de toute symbolique et de contextualisation signifiante.

Comme l’aspect narratif disparaît, la ligne n’a plus sens, la perspective s’efface, la forme n’est plus qu’une donnée générale.

Argonaute, 2018, Mortiers colorés, bois, 72x84x78 cm

Argonaute, 2018, Mortiers colorés, bois, 72x84x78 cm

Dégagées des aspects signifiants, les choses deviennent couleur, masses qui s’imbriquent, cohabitent à moins qu’elles ne fassent que se côtoyer dans le champ de vision.

Dès lors celles-ci restent l’unique matière de l’œuvre. Et l’unique matériau. Ce sont ces couleurs que Géraldine Guilbaud sculpte. Des mortiers colorés, denses, intensément tangibles, que l’artiste travaille en forces. La forme naît de leurs superpositions, leurs coulures, griffures…

Main au ciel, 2018, mortiers colorés bois, 68x70x49cm (in exposition collective au cloître des billettes, paris) 2018

Main au ciel, 2018, mortiers colorés bois, 68x70x49cm (in exposition collective au cloître des billettes, paris) 2018

Main au ciel - mortiers colorés

Main au ciel – mortiers colorés

Les objets et matériaux de récupérations perdent, dans l’œuvre, leur valeur figurative, au profit de leur couleur, de leur volume et des sensations qu’ils provoquent, des résonances affectives qu’ils suscitent. S’ils ont un rôle de structure, celle-ci sera simple, effacée, laissant à l’artiste toute latitude de développer le travail des matières colorées sur ces âmes.

Guerrier I, mortiers colorés, bois, 108x86x67 cm

Guerrier I, mortiers colorés, bois, 108x86x67 cm

La sculpture a ceci d’étonnant qu’elle est un paradoxe : une œuvre est une et pourtant on ne peut l’apprécier immédiatement sous toutes ses faces. Tourner autour, ce n’est pas seulement changer d’angle de vue. Chaque pas, chaque regard dévoile, en réalité une autre sculpture.

Un paradoxe dont l’artiste joue. Par la savante dissymétrie de ses figures, un pas d’écart suffit pour que la forme discernée un instant nous échappe, se transforme. Tel volume que l’on trouvait organique devient soudain minéral. Tel autre un peu effrayant prend, avec un pas de plus, un aspect beaucoup plus humoristique.

De même la sculpture de Géraldine Guilbaud change selon la distance à laquelle on la perçoit. De loin, ce sera l’impression d’une légèreté, de nuages flottant, d’une onde passant autour d’une main… c’est intrigant, mais rassurant, car on se persuade d’en identifier l’image.

Mais plus on approche, plus les couleurss’entremêlent,s’imbriquent et se fondent.

Alors que l’œuvre heurte l’œil qui cherche à signifier, par ses irrégularités, son absence de forme arrêtée, sa mollesse apparente, elle exhale une puissance, dans sa matérialité, dans la vivacité de sa couleur, qui frappe directement aux sens.

Le ciel sur la tête I, mortiers colorés, bois, 39x75x49 cm

Le ciel sur la tête I, mortiers colorés, bois, 39x75x49 cm

Le-ciel-sur-la-tete-I-detail

Le-ciel-sur-la-tete-I-detail

Site de Géraldine GUILBAUD

Maxime THOREAU

« JIG »

Prix de la Galerie du Haut-Pavé pour la 68ème année de la Jeune Création

Exposition du 4 au 22 décembre 2018

Vernissage mardi 4 décembre de 18h à 21h

3800

Portal/3800 -plâtre acier 35X40X45 cm

Les premières sculptures de Maxime Thoreau empruntent au réel.

Tout commence par une recherche d’images qui viennent constituer une base de données. Il vient ensuite puiser dans cette base de données afin de reproduire, par la sculpture, des objets techniques. C’est à dire des objets dont la forme n’est induite que par leur fonction. Il s’agît de s’intéresser à des formes qui ne sont pas la résultante d’une recherche esthétique que l’on peut retrouver dans les objets domestiques. Par l’utilisation d’une forme existante Maxime Thoreau cherche à se détacher de sa production, comme une sculpture anonyme, orpheline. Par un important travail sur la matière l’artiste se fait presque son propre artisan.

maxime thoreau #2-1 3 copie

Depuis peu l’origine des formes employées est différente. Le duo «forme/fonction » est toujours présent mais un rapport à la fiction vient s’adjoindre au travail. Aux premières images d’objets techniques viennent s’ajouter les images des sculptures produites. C’est ainsi que des détails, des fragments de sculptures plus anciennes viennent se greffer sur les nouveaux objets produits. L’objet technique n’est plus seulement reproduis, il est parfois mimé, imité. L’artiste puise aussi dans l’univers du cinéma, notamment de science fiction. Dans des objets dont l’esthétique est résolument tournée vers un semblant d’utile: une fiction fonctionnelle ou bien une fonction fictionnelle?

Pipe(250x200x200cm, sapin, 2016

vue d'exposition Dual(ogue) Glaugoair BERLIN

Site de Maxime Thoreau 

Henri WAGNER

« RECTANGLE BALLADE »

Exposition du 6 novembre au 1 décembre 2018

Vernissage mardi 6 novembre de 18h à 21h

"Sans-titre" -Technique mixte sur papier - 65 x 50 cm - 2018

« Sans-titre » -Technique mixte sur papier – 65 x 50 cm – 2018

«Rectangle Ballade» ce sont les mélodies  créees par les traits, les courbes et autres interventions graphiques et picturales sur des supports rectangulaires.

L’artiste propose pour cette exposition à la galerie du Haut-Pavé une immersion dans ses recherches : peintures grands formats, travaux sur papiers et interventions murales.

 "Sans-titre" - Technique mixte sur papier - 65 x 50 cm - 2018

« Sans-titre » – Technique mixte sur papier – 65 x 50 cm – 2018

Il n’y a pas dans la pratique d’Henri Wagner de recherche de spécialisation. Le spectre des médiums utilisé est extrêmement large, nombre de papiers, de peintures en spray, d’encres, d’enduits, de mortiers et d’adhésifs élargis-sent le champ d’action graphique d’Henri Wagner, surtout quand ceux-ci sont combinés avec une variété de supports allant bien au-delà du cadre et de la toile, tant qu’eux-mêmes apportent aussi un intérêt à l’applique de la matière picturale par le peintre.

"Sans-titre" - Acrylique, enduit, sur verre et contreplaqué - 195 x 150 cm - 2018.

« Sans-titre » – Acrylique, enduit, sur verre et contreplaqué – 195 x 150 cm – 2018.

Depuis un peu plus d’un an maintenant, Henri peint sur des plaques de verre et non, ce n’est pas le premier à le faire mais, il y a dans ses peintures un «vide ajouté», une conscience de l’invisible qui va au-delà de l’abstraction. Une attention toute particulière qui est portée au hasard et à la liberté du geste, comme l’ont, à très juste titre, défendu de nombreux grands peintres avant lui, mais aussi une place grandissante, à l’effacement et au recouvre-ment qui prend ici toute sa mesure grâce au verre qui en est le support mais aussi le révélateur et sans qui nous n’aurions qu’un moins bel accès au geste du peintre et ses recherches dans l’exploitation de la matière.

Peindre sur une vitre n’est pas pour lui un concept en soi, c’est la démarche qu’il utilise en ce moment pour montrer l’envers et le résultat d’une succession d’actions spontanées. Henri, construit, trace, passe et repasse plusieurs couches de matières en travaillant de façon intuitive mais non sans une certaine hésitation.

"Sans-titre" - Acrylique, enduit, sur verre et contreplaqué - 150 x 100 cm - 2018.

« Sans-titre » – Acrylique, enduit, sur verre et contreplaqué – 150 x 100 cm – 2018.

Lorsqu’une partie de la surface peinte est trop construite ou trop chargée, il l’efface et laisse la marque de cet effacement visible. Ne pas masquer ses erreurs et ses doutes permet à Henri de laisser la vitre  révéler  plusieurs strates de réflexions lors de la construction de la peinture. D’autres couches seront appliquées par la suite et les effacements, les grattages les doutes et les balayages, seront mis en lumière dans un effet d’inversion lorsque la vitre sera finalement retournée pour être présentée non pas du coté peint mais de son côté  immaculé.

Notre peintre ne se cache pas d’une inspiration urbaine manifeste, ses pein-tures à lui ne cachent rien et au contraire nous montrent les étapes et les hé-sitations qui deviennent elles aussi des motifs. Sûrement de façon inconsciente  et parce qu’issu d’une génération noyée dans une accumulation «d’images à grande vitesse», nous ressentons dans les peintures d’Henri Wagner, le besoin d’un retour au calme, où l’économie des traits, des formes et des couleurs tend vers un certain minimalisme  qui fait du bien parce qu’il n’occulte pas non plus les sources d’inspiration de l’artiste et son environnement urbain, ses terrains vagues, ses bâtiments abandonnés aux graffitis bruts portant avec eux la trace du passage du temps.

    Léo Marin

www.henriwagner.com

Emma BOURGIN

« N’ÊTRE MOULE »

Exposition du 25 septembre au 20 octobre 2018

Vernissage mardi 25 septembre de 18h à 21h

Emma BOURGIN - Amortir les angles (détail) 2018 craie, cire d’abeille 6x3x2cm

Emma BOURGIN – Amortir les angles (détail) – 2018 – craie, cire d’abeille – 6x3x2cm

J’ai rencontré mon matériau de prédilection, la cire d’abeille, en même temps que le bronze il y a presque 10 ans aux Beaux-Arts du Mans. Fascinée par la présence sensible de cette matière à la fois couleur, odeur, lumière, reliquat de paysage, j’en voulais au bronze de la « perdre ».

Je l’ai donc ajoutée à ma palette de matières-couleurs et c’est elle qui m’a ouvert la voie vers la liberté de la sculpture que je ne cessais d’effleurer en me souciant de l’origine et des affections des matières que j’employais pour peindre. Et de simple entremetteuse, la cire d’abeille est devenue le matériau essentiel de mon travail.

À son tour, elle rencontre des pierres, des tasseaux et autres rebuts de bois d’atelier, des sols et des murs. Ces dernières sont touchées par sa chaleur mais la cire d’abeille est entière et ne peut s’empêcher d’aimer en brûlant, au moins lors des premiers instants de la rencontre.

Baiser brûlant (détail), 2018 cuillère, cire d’abeille, rouge à lèvres 14x3x0,5cm

Baiser brûlant (détail), 2018
cuillère, cire d’abeille, rouge à lèvres 14x3x0,5cm

Son amour est sans limite et se fait peau pour attraper tout sur son passage, la poussière des pierres, les nœuds et pigments de la surface du bois, les restes de peinture d’un mur. Aussi je guette la mue. Ce précis et précieux instant où elle se laisse déshabiller sans se briser.

À force de chercher la peau du monde, j’ai rencontré la mienne. Celle qui respire en touchant ou en étant touchée et s’émeut de l’hapticité des matières.

La peau est la première interface, le premier “écran”, entre l’être que nous sommes et le monde qui nous entoure, une barrière vulnérable théâtre de tous les conflits. C’est ce qui la rend à la fois forte, de candeur, d’exploration, et fragile, de vulnérabilité, de sensibilité.

La cire d’abeille seule ou accompagnée par d’autres matériaux est devenue ma seconde peau, celle qui guérit la première, fond avant la brûlure, nourrit le bois, amortit les angles rugueux et saillants du marbre brisé, donne corps et odeur à ce qui n’en a pas ou plus, réchauffe la pierre.

DE RENDEZ-VOUS EN RENDEZ-VOUS

Mélanie BERGER / Marine CLASS / Clarence GUENA / Charlotte JANKOWSKI / Julien LAFORGE / Osar MALESSENE / Mickaël MARCHAND / Matthieu PILAUD / Lucas RUIZ / Clément SANTOS / Julie SAVOYE

Exposition du 11 au 22 septembre 2018

Vernissage mardi 11 septembre de 18h à 21h

acrylique-contreplaqué -18mm - 30x48cm -17.01.18

Oscar Malessène – acrylique-contreplaqué -18mm – 30x48cm -17.01.18

Julien Laforge - les effets secondaires

Julien Laforge – les effets secondaires

JulieSavoye - Grilles et Variations_2

Julie Savoye – Grilles et Variations_2

Mélanie Berger - COMPOSITION_MF 2009

Mélanie Berger – COMPOSITION_MF 2009

Lucas Ruiz - sculpture 2018

Lucas Ruiz – sculpture 2018

Montagnes-multiples-7-exemplaires-2015-

Marine Class – Montagnes-multiples-7-exemplaires-2015