Eloïse GUENARD présente

« Une aventure à plusieurs dimensions »

avec Vincent CHEVILLON, Marianne MISPALAËRE, Flora MOSCOVICI et Benjamin SWAÏM

Exposition du 6 au 17 février et samedi 24 février

Visite spéciale samedi 24 février à 14h

Vernissage mardi 6 février de 18h à 21h

 

Quatre jeunes artistes, Vincent Chevillon, Marianne Mispelaëre, Flora Moscovici et Benjamin Swaim, sont réunis pour une exposition collective à la Galerie du Haut-Pavé. Un dialogue s’installe entre leurs œuvres en écho à Flatland d’Edwin Abbott (1838-1926).
Sous-titré « Une aventure à plusieurs dimensions », l’ouvrage met en scène un univers bien rangé, peuplé de figures géométriques bidimensionnelles. Non sans railler entre les lignes la rigidité de la société victorienne de l’époque, l’auteur y déploie une savoureuse allégorie politico-cosmique.
Le narrateur – un carré mathématicien – voit sa compréhension du monde ébranlée par la rencontre d’une sphère venue de Spaceland. Et de conclure : «Tous enclins aux mêmes erreurs, tous esclaves de nos préjugés dimensionnels». Propos licencieux qui le conduisent aussitôt en prison. Autrement dit, à Flatland, le pouvoir tient son autorité de certitudes acquises… au ras du sol.
L’époque de la « Révolte des couleurs » que connut Flatland reçut pareille condamnation pour avoir compromis l’identification des formes planes, indispensable à la hiérarchie sociale. Il n’en reste pas moins qu’elle fut «l’enfance glorieuse de l’art».
Fauteur de trouble, l’art s’épanouit ainsi du côté du débordement et de l’incertitude, réhabilitant de concert l’épaisseur du réel – sa complexité, sa labilité et ses illusions. C’est le parti de l’exposition, qui tire de ce récit des réflexions esthétiques tout à fait contemporaines.
«Les secrets de la 4e, de la 5e, de la 6e dimension» affleurent à la surface des œuvres de nos quatre artistes. La suggestion d’un mouvement et d’une temporalité aux multiples strates, la couleur et ses espaces flottants, ou encore des histoires revisitées, font vaciller plastiquement l’ordre du monde.
Qu’ils recouvrent, retournent, décadrent, collectent ou assemblent, les artistes s’approprient une réalité et en laissent émerger une autre, qui infléchit les représentations et les classifications établies. Partant pour plusieurs d’entre elles d’une image photographique, les œuvres élèvent, pour ainsi dire, la représentation au carré.
La normativité est aussi bousculée par le corps, présent en creux dans le processus de réalisation de l’œuvre ou explicitement figuré. De la fixité de l’image à l’expérience artistique, l’espace s’incarne dans l’œuvre. Il n’est pas conçu comme une géométrie neutre mais devient vécu.
Sans se livrer aux jeux spéculatifs de la Science Fiction que l’ouvrage a pu nourrir, les œuvres recomposent l’espace et ses seuils et, en cela aussi, renouvellent l’expérience du réel.

Pour tout renseignement, veuillez contacter Eloïse Guénard, commissaire de l’exposition, au 06 21 95 48 91 ou par mail eloise.guenard@orange.fr

 

 

Vincent Chevillon - Les Bacchantes - 2016 - en cours Carte postale, coléoptère, épingle, boîte entomologique, 25 x 18 cm

Vincent Chevillon – Les Bacchantes – 2016 – en cours
Carte postale, coléoptère, épingle, boîte entomologique, 25 x 18 cm

VINCENT CHEVILLON

Sous forme de récits, d’images ou de sculptures, Vincent Chevillon compose des formes hybrides. Dans ses dispositifs évolutifs, des « imaginaires rapportés » s’associent à sa propre biographie – en particulier son enfance passée en Martinique et à la Réunion. Héritier de la « pensée archipélique »  d’Edouard Glissant autant que de L’Atlas Mnémosyne d’Aby Warburg, l’artiste s’intéresse aux typologies et à la constitution du savoir.

La série des Bacchantes, présentée dans des boîtes d’entomologiste, a été réalisée à partir d’une collection de cartes postales datant du début du 20e siècle, présentant vraisemblablement des jeunes femmes à marier. Comme on le ferait avec une poupée vaudou, l’artiste épingle un coléoptère sur les visages. Victime d’une greffe monstrueuse ou sous le charme d’un envoûtement, le groupe de femmes renvoie pour l’artiste aux Bacchantes  antiques – figures médiatrices et transgressives – et aux « mystères » de leur rite Dionysiaque.

La vidéo The Pit a été filmée lors d’une traversée de plusieurs mois en voilier dans les pas des bateaux négriers. Levers et couchers de soleil, aux abords de la dorsale océanique, se succèdent en un double horizon inversé. « Pit », qui qualifie en créole l’arène où se déroulent des combats d’animaux désigne également la fracture entre deux mondes.

Vincent Chevillon, né en 1981, vit entre Paris et Strasbourg. Il a suivi le post-diplôme des Beaux-arts de Paris, puis le programme SPEAP à Science Po. Il a notamment exposé au salon Jeune Création (Pantin, 2017), à l’espace Khiasma (Les Lilas, 2015), au Palais de Tokyo (Paris, 2011).

www..vincentchevillon.com

www.archipels.org

 

Marianne Mispelaëre - Silent Slogan - 2016 - en cours Cartes postales, capture d’écran, texte, impression offset, 10,5 x 14,8 cm chaque

Marianne Mispelaëre – Silent Slogan – 2016 – en cours
Cartes postales, capture d’écran, texte, impression offset, 10,5 x 14,8 cm chaque

MARIANNE MISPELAËRE

Dans ses performances minimales, aux gestes précis et aux tracés répétitifs, Marianne Mispelaëre donne une forme plastique à des actions humaines. Essentiellement dévolue au dessin, sa pratique engage son regard sur le monde qui l’entoure, mais également la place qu’elle y occupe en tant qu’artiste. Elle traduit le temps en espace et l’image en action (et inversement), saisit des intensités, des impulsions ou a contrario l’effacement des choses. Son travail amorce ainsi une réflexion sur des phénomènes sociaux, ainsi que sur le langage, tant verbal que gestuel.

Dans la performance Mesurer les actes, l’artiste trace une succession de lignes au pinceau, en une durée d’une minute chacune, et jusqu’à épuisement d’un processus livré aux aléas de l’exécution (fatigue, fermeture du lieu, réservoir d’encre vide). Changeant d’échelle, les actions sont ici transposées dans l’espace du livre : des photographies de la performance, prises chaque heure, sont séparées par un intervalle de soixante feuilles blanches.

Pour Silent slogant, l’artiste a collecté sur internet des photographies de gestes caractéristiques de soulèvements survenus depuis 2010, qu’elle a retravaillées et imprimées en une série de cartes postales. L’œuvre sollicite à la fois le passage du geste individuel à l’action collective et celui de l’événement à sa représentation. Qu’est-ce qu’un geste, comment se propage-t-il et se reproduit-il ?

Née en 1988, Marianne Mispelaëre vit à Paris. Nominée pour le Prix Aware et lauréate du prix du Salon de Montrouge 2017, une exposition personnelle lui est consacrée au Palais de Tokyo. Elle a participé à différentes expositions collectives, notamment au Frac Lorraine.

www.mariannemispelaere.com

 

Flora Moscovici Plein, 2015 élément d'un diptyque, peinture à la bombe - 14,8 x 10,5 cm

Flora Moscovici
Plein, 2015
élément d’un diptyque, peinture à la bombe – 14,8 x 10,5 cm

FLORA MOSCOVICI

Dans son travail in situ, Flora Moscovici s’approprie l’espace par la couleur. Au pigment ou à la bombe, elle crée des espaces flottants, empreints de la mémoire des lieux – souvent reculés ou banals – qu’elle investit. Les occupations antérieures se dévoilent délicatement à travers la couleur, vive ou dégradée, qui illumine et fait vibrer l’espace.

Le geste trouve son ancrage dans les caractéristiques concrètes du support, dont naît progressivement un imaginaire, une sensation et une intensité émotionnelle.

La série « Plein / Vide » cadre une absence : la trace laissée sur une bâche de protection – morceau résiduel de l’atelier – rend visible le débordement de la couleur sur la marge. Sur le pendant du diptyque, « Le Plein », la peinture est venue recouvrir entièrement la surface transparente d’un sous-verre. L’œuvre se révèle en un jeu de masquage, d’apparition et de dépôt.

La série des drapeaux aux couleurs chatoyantes invite également à un déplacement : ils ne sont plus un marqueur d’appartenance, mais ouvrent sur l’espace de la couleur. Le tissu imprégné par la couleur retrouve la qualité de ses propriétés formelles : légèreté et mouvement.

Flora Moscovici est née en 1985. Elle vit et travaille à Douarnenez. Diplômée de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy, elle a exposé dernièrement au Doc (Paris, 2017), à la BF15 (Lyon, 2017), à L’Art dans les chapelles (Bieuzy, 2016), au Centre d’Art Contemporain Le Quartier (Quimper, 2015).

www.floramoscovici.com

 

Benjamin Swaim Une enfant 2-4 (détail), 2013 Encre de Chine sur papier imprimé - 28 x 43 cm

Benjamin Swaim
Une enfant 2-4 (détail), 2013
Encre de Chine sur papier imprimé – 28 x 43 cm

BENJAMIN SWAIM

En parallèle à sa pratique de peintre et de sculpteur, Benjamin Swaim réalise depuis une dizaine d’années des « images surpeintes ». Il encre de noir les pages prélevées d’ouvrages de photographie datant des années 1940 à 1970, consacrés à différentes régions du monde (Israël, la Côte d’Ivoire, Paris, l’ex-Allemagne de l’Est…). L’image recomposée par son recouvrement partiel, laisse apparaître par transparence des bribes de son état d’origine. Elle fonctionne par résurgence, rémanence et montage. Le mouvement introduit par le cadrage sur certains détails et la place donnée au hors champ de l’image, lui donnent une dimension assez cinématographique. Différentes temporalités se superposent ou se fondent, entre souvenirs et oublis. La provenance s’efface en partie, mais la tonalité d’une époque et d’une histoire subsiste. Le regard de l’artiste porté sur ces images recrée des narrations subjectives.

Des personnages négocient leur présence et leurs désirs avec l’espace environnant. Ici, le geste suspendu d’une silhouette qui s’apprête à fendre l’obscurité avec un maillet ; là une femme erre entre deux chemins, vers un abîme ou une construction conquérante ; ailleurs, une enfant, exposée au regard d’une autorité ecclésiastique, est prête à prendre une ligne de fuite particulièrement érectile.

Benjamin Swaim né en 1970, vit à Paris. Il a exposé notamment à la Galerie de Noise-Le-Sec (2014), au Centre d’art le 19 (CRAC – Montbéliard, 2014), au Staatliche Kunsthalle (Karlsruhe – Allemagne, 2011), au Palais de Tokyo (Paris, 2010). Son travail est présent dans plusieurs collections publiques.

www.benjaminswaim.fr

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Clarence GUENA

« Entre temps »

Exposition du mardi 16 mai au samedi 10 juin 2017

Vernissage mardi 16 mai de 18h à 21h

Noeud-fenetre - 2016 - résine, enduit, pigments, gravure numérique, sur bois.

Noeud-fenetre – 2016 – résine, enduit, pigments, gravure numérique, sur bois.

Clarence Guéna ou l’humilité conquérante

Le travail de Clarence Guéna est comme un mille-feuille sorti de l’atelier d’un grand pâtissier : un classique revisité dans lequel chaque couche a son propre savoir-faire, sa texture, sa couleur, sa saveur et son histoire.

Le classique ici revisité c’est le tableau, et la question qui semble à l’œuvre est comment faire un tableau qui ne soit ni un readymade, ni anecdotique, ni narratif, ni illustratif, tout en multipliant les évocations et en restant éminemment pictural ? Programme ambitieux face auquel Clarence Guéna adopte une attitude pragmatique : il met en place deux chantiers, d’un côté l’image (le motif), de l’autre la matière.

Drops 4 - 2017 - résine, canevas chinés, gravure manuelle, sur bois. 62x49 cm.

Drops 4 – 2017 – résine, canevas chinés, gravure manuelle, sur bois. 62×49 cm.

L’image ne lui appartient pas, il la glane sur internet et met en place une collection ou une banque de données, où vont s’archiver différents motifs : architectures diverses, nature et paysages, gestes picturaux, gestes techniques, figures grotesques ou pas… la liste paraît ne pas avoir de limite tant l’usage qu’il en fait dépasse les catégories. Il manipule, compile, et agence à sa convenance, tel le rêveur éveillé de Freud, les fragments d’un monde numérisé. Le spectateur est alors confronté à des scénettes incroyablement cohérentes – au regard de leur processus d’élaboration – dans lesquelles vont se croiser humour, poésie, politique, histoire de l’art, histoire personnelle ou collective… On reconnaît sans identifier, le trouble de l’étrangeté s’installe, les titres orientent sans pour autant signifier : l’œuvre est ouverte à l’interprétation et à l’appropriation de celui qui la regarde.

Éclaboussure 5 - 2016 - résine, canevas chinés, gravure manuelle, sur bois. 135x95cm.

Éclaboussure 5 – 2016 – résine, canevas chinés, gravure manuelle, sur bois. 135x95cm.

Côté matière, Clarence Guéna est peintre et son rapport au matériau a autant à voir avec la peinture en bâtiment qu’avec celle de chevalet. Le support, des châssis en bois, nous renvoie à l’époque où la peinture quitte les murs pour devenir un objet à part entière, où la fresque devient un tableau autonome. Les formats restent à l’échelle du corps, des mains, des yeux. Cette humilité de surface n’est pas qu’une prise de position vis-à-vis du spectaculaire, elle est aussi stratégique : le spectateur est obligé de s’approcher du tableau pour le voir. Sur ses châssis, Clarence Guéna superpose de multiples couches d’enduis teintés jusqu’à l’ultime nappage de résine, celui qui conduit à un monochrome onctueux d’une couleur blanche légèrement cassée. Certains châssis avant de recevoir leur lot de résine se voient au préalable recouvert de canevas chinés par l’artiste : ceux reprenant des tableaux appartenant à l’histoire de l’art ont sa préférence. Au final, quel que soit le support, l’artiste recouvre et se retrouve face à un monochrome. On peut voir dans ce geste radical un héritage des multiples débats sur la mort de la peinture, mais ici il s’agit davantage d’effacer pour mieux révéler.

C’est alors que l’image vient à la rencontre de la matière : elle s’y retrouve gravée manuellement ou par le biais d’une découpeuse numérique révélant ainsi le travail de stratification préalablement réalisé. Les couleurs se révèlent aléatoirement en fonction de la profondeur du la gravure, le châssis en bois se troue parfois révélant le mur derrière lui, les canevas réapparaissent par fragments sous la forme de coups de pinceaux, dripping ou coulures. Il a un peu d’Indiana Jones dans ce traitement particulier, comme si l’artiste se transformait en archéologue inventif fouillant humblement les différentes states du sol pour en extraire son histoire et en inventant par là-même une nouvelle. Et comme Indiana Jones, Clarence Guéna aime à brouiller les pistes et renverse son processus : les dessins sont comme le négatif des tableaux, l’image, réalisée au drawing gum, vient ici en premier et se retrouve recouverte de peinture jusqu’à disparaître avant de se révéler au final par le blanc du papier. « La forme c’est du contenu sédimenté »… La phrase de Theodor W. Adorno résonne particulièrement quand on pense à ce travail car ici chaque geste, chaque choix, chaque motif ou mobile est porteur de sens et d’histoire. Avec un respect infini pour ce qu’il manipule et une posture apparemment distanciée, Clarence Guéna conquiert totalement le territoire du tableau en nous donnant à voir des œuvres à la polysémie inépuisable.

 Emmanuelle Villard, mars 2017

Les mains de l'assureur - 2016 - acrylique sur papier. 42x34cm.

Les mains de l’assureur – 2016 – acrylique sur papier. 42x34cm.

www.clarenceguena.com

 

ALEXIA ANTUOFERMO

ALEXIA ANTUOFERMO

LAUREATE DU PRIX MICHEL JOURNIAC 

Exposition du 3 au 14 novembre 2015

Vernissage mardi 3 novembre de 18h à 21 h

 

3.sans-titre, bois, 15 cm x 17 cm, 2015

3.sans-titre, bois, 15 cm x 17 cm, 2015

 

La multiplicité des supports utilisés à différentes époques, de la tablette d’argile en Mésopotamie à l’ordinateur aujourd’hui changent notre manière de communiquer et de concevoir le monde. Cette association entre l’écriture et ses supports multiplie nos manières de lire et d’appréhender l’espace. En passant par la représentation en perspective, la cartographie ou la 3D, nous choisissons à chaque fois de nouveaux angles de lectures pour traduire l’espace, chacune de ces projections semblent alors liée au langage, à une époque et à une perception subjective du monde.

Notre perception de l’espace n’a jamais autant été bouleversée qu’aujourd’hui, « Nous sommes à un moment charnière de l’Histoire à partir duquel s’amorce, par effet de bascule, une nouvelle façon de représenter le monde, de le visualiser et, par conséquent, de le comprendre et de le sentir »[1]. C’est à travers la réalisation de mes projets artistiques que j’ai pu m’interroger sur ces transformations et en faire l’expérience.

Les formes typographiques et les supports se démultiplient : logos, enseignes, sites internet… La lecture des signes devient de plus en plus complexe, chaotique bien qu’organisée, ils transforment notre lecture linéaire et réorganisent notre espace.

A travers mes réalisations artistiques, je me suis aperçue que le numérique influençait ma perception. La manière dont je concevais mes œuvres et mes recherches s’est orientée vers le signe et proposait différentes lectures simultanées. Comment l’homme réécrit-il et s’inscrit-il dans l’espace aujourd’hui, en nous éloignant d’une écriture matérielle, l’écriture numérique réécrit-elle notre espace physique?

Depuis l’apparition du numérique, l’écriture de l’espace semble se métamorphoser, l’espace se redéfinit et l’écriture semble s’inscrire indirectement dans l’espace physique à travers l’outil numérique.


[1] Fred FOREST, Pour un art actuel, l’art à l’heure d’internet, éditions L’Harmattan, p.112

http://alexiantuo.wix.com/antuofermo-alexia

 

Spatiographie, encre sur papier,2015

 

sans titre, impression 3D, dimension variable, 2015

 

Aériennes, encre sur papier, dimension variable, 2015

De rendez-vous en rendez-vous

DE RENDEZ-VOUS EN RENDEZ-VOUS

Maya Benkelaya / Benoit Gehanne / Lotte Gunther / Hélène Milakis / Elissa Marchal/ David Ortsman / Etienne Pottier / Lydie Régnier / Xavier Rognoy / Sivan Rubinstein / Jean Bonichon
du 8 au 19 septembre 2015
Vernissage Mardi 8 septembre de 18h à 21h

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Maya Benkelaya

Benoit GehanneBenoit Gehanne

Lotte Gunther

 

 

Lotte Gunther

 

Hélène Milakis

 

 

 

 

Hélène Milakis

 

Elissa Marchal

 

 

 

 

 

 

Elissa Marchal

 

David Ortsman

 

 

 

 

 

 

David Ortsman

 

Etienne Pottier

 

 

 

 

 

 

 

Etienne Pottier

 

 

 

Lydie Régnier

 

 

 

 

 

Lydie Régnier

 

 

 

 

 

 

Xavier Rognoy

 

 

 

 

 

 

Xavier Rognoy

 

 

 

Sivan Rubinstein

 

 

 

 

Sivan Rubinstein

 

 

Jean Bonichon

 

 

 

 

 

 

Jean Bonichon